Le jardinier

Dans le contexte où on cherche, particulièrement dans le milieu de la formation à la gestion scolaire, par toutes sortes de termes à qualifier les différentes approches permettant à des gestionnaires d’agir sur leurs milieux pour insuffler des changements ou modifier une culture d’établissement, j’ai souhaité partager à mon personnel, lors de ma dernière journée en leur compagnie, ma vision de mes sept années à la direction de l’établissement.

—-

À l’image d’une grande partie du personnel de notre école, je suis passé par toute une gamme d’émotions en partie lors des dernières semaines, mais particulièrement lors de la dernière année.

Surprise, colère, incompréhension, remise en question, deuil, tristesse, déception, joie, reconnaissance …

Bien que mon départ soit le fruit d’une décision personnelle bien réfléchie, ce départ a été influencé par plusieurs facteurs qui m’ont fait sentir que le temps était venu de quitter mon poste. Mon annonce officielle à vous tous à la mi-juin et le billet de blogue qui a suivi sont assez complets sur ce sujet.

Cette traversée d’émotions m’a surtout permis de réfléchir sur mon passage à la direction et plus particulièrement sur ce que j’ai essayé de mettre en place avec vous, de l’administration à l’ensemble du personnel.

Je vais exprimer le tout avec une allégorie, c’est-à-dire en représentant une idée par quelque chose de bien réel.  Je vous le précise parce que je veux être certain que mes propos ne seront pas interprétés, et surtout que je ne vise personne particulièrement. Ceux à qui j’avais des choses à dire l’ont toujours su directement, sans détour.

Je veux simplement vous partager ce qui m’habite à la veille de mon départ.

En fait lors de mes débuts, j’ai eu l’impression d’être un jardinier qui a souhaité cultiver des fleurs d’un jardin dont il a hérité, et plus précisément des plantes vivaces.

Une plante vivace, c’est une plante qui repousse chaque année, contrairement aux annuelles qui donnent certes de belles couleurs rapidement, mais qu’il faut racheter et replanter chaque année.

Dans le jardin dont j’ai hérité, les plantes étaient variées. Des nouvelles graines, des jeunes pousses, des plates-bandes et des massifs bien établis, bref, une grande variété. Étant à mes débuts comme jardiner, et vu mon peu d’expérience en jardinage, j’ai évité de tout enlever pour tout recommencer. En fait, je me disais qu’il fallait plutôt découvrir ce que chacune pouvait offrir en leur donnant la chance de s’épanouir. En effet, au fil du temps je me suis rendu compte que certaines avaient besoin d’un peu d’eau, d’autre de sol humide, certaines de soleil d’autres d’ombre, certaines avaient besoin de soins quotidiens, d’autres n’étaient tout simplement pas faites pour là où elles étaient plantées. Donc chacune avait ses particularités que j’ai tenté de découvrir. J’ai arrosé, mis de l’engrais, raclé, ajouté du compost, parfois mis certaines plantes à l’abri, temporairement. Je les ai regardées, observées grandir, changée de place à l’occasion. Au fil du temps, ces fleurs, je m’y suis beaucoup attachées. J’ai cru qu’en prenant soin individuellement des particularités de chacune d’elles, en choisissant des nouvelles fleurs en complément de l’ensemble et en leur donnant les meilleurs soins, que le jardin fleurirait un peu mieux chaque année.

Pour être franc, c’est en fait le seul chemin que je connaisse, celui qui me semble le meilleur pour créer l’environnement de travail idéal auquel je crois. Certains l’appelleront le jardin du bonheur.

Au fil des ans j’ai donné sans compter, et j’ai vécu des joies, du plaisir, des réussites. J’ai aussi réalisé que certaines plantes fleuriraient peu ou pas malgré les soins apportés. J’ai réalisé que je ne contrôlais pas le soleil et certaines autres variables comme la météo.  J’ai ainsi aussi vécu quelques déceptions. Le chemin du jardinier donne certes des résultats, mais demande aussi beaucoup d’énergie.

Au terme de ces sept années de jardinage, et particulièrement depuis deux semaines, je ne vous cacherai pas que j’ai un peu le sentiment d’abandonner mon jardin et mes fleurs. Mais aussi le sentiment de l’avoir rendu un peu trop dépendant de certains soins, peut-être du jardinier lui-même.

Vous aussi vous êtes des jardiniers, à la différence que vous avez à prendre soin de deux sortes de plantes. Des plantes annuelles, vos élèves, et des plantes vivaces, vos collègues au sens large.

Je pensais qu’en prenant moi-même soin des gens, les gens prendraient aussi soin des gens.  Une école ne peut grandir sans le travail en collaboration et le respect de chacun. On peut blâmer un jardinier qui n’arrive pas à offrir les conditions optimales pour que les fleurs s’épanouissent. Force est d’admettre que le jardinier ne peut pas aussi contrôler les particularités de chacune des espèces et leurs interactions entre elles! Mais c’est la diversité et le respect de chaque espèce et donc de vos personnalités qui font pourtant la force de l’école et qui permettent à chaque élève ou parent de trouver une personnalité qui le rejoint.

Je quitte donc comme vous le voyez, avec un mélange de sentiments difficiles à démêler encore aujourd’hui. D’abord par ce sentiment de vous laisser un peu tomber. Mon départ était inévitable (tout comme le vôtre le sera), mais y a-t-il un bon moment pour partir ? Jean-Guy Mongrain de la Poule aux oeufs d’or disait dernièrement,  après 25 ans à l’animation de cette émission, qu’il fallait mieux faire une année de moins qu’une de trop … je pense qu’il a bien raison.

Je suis aussi surtout préoccupé des enfants, qui ont bénéficié le plus de tout le travail des dernières années, qui fait que notre école est un choix pour les parents. Son succès est dû à votre travail de tous les jours auprès des élèves. Je suis fier de notre équipe, des fleurs qui la compose et j’espère que l’école et les enfants pourront compter sur vous pour les prochaines années. Tant d’énergie a été mise en oeuvre pour en arriver à la qualité que nous avons aujourd’hui.

J’ai aussi le sentiment d’avoir tenté d’aller chercher le meilleur de chacun de vous, dans la limite d’où vous étiez prêts à aller, à accepter de sortir de votre zone de confort. Gardez un réflexe de développement professionnel, il est essentiel pour assurer un enseignement de qualité.

Pour terminer, étant de nature très sensible, je perçois l’atmosphère actuelle de l’école devant les changements annoncés, particulièrement devant des nominations qui peuvent sembler à première vue surprenantes. Comme je le mentionnais à l’un d’entre vous, ça n’est pas tant le changement qui fait parfois réagir, mais plutôt l’insécurité qu’il crée. Mon départ peut donc être vécu de différentes façons, au-delà du deuil de cette séparation, il n’en tient qu’à chacun, y compris moi-même, d’y voir une opportunité plutôt que des regrets.

Avant tout, faites confiance à vos racines ancrées depuis les dernières années, faites confiance à ce qui a été bâti et laissez la chance aux prochains jardiniers, qui auront leur propre façon de continuer à vous faire fleurir. Pour ma part je prends ma retraite, mais seulement du jardinage, en sachant que j’aurai toujours la possibilité de revenir voir les fleurs d’un jardin arménien auquel j’aurai contribué avec bonheur pendant plus de 20 ans.

Bon été !

Sébastien Stasse

 

 

 

La fin d'un voyage est toujours le début d'une aventure*

Journée particulièrement émotive aujourd’hui ! Au terme de sept années à la direction de l’École Alex Manoogian et près de vingt-trois ans dans l’institution, j’ai annoncé officiellement ce midi au personnel de l’école, aux parents et aux élèves que j’étais (formule consacrée) mûr pour relever de nouveaux défis !

La fin d’un voyage est toujours le début d’une aventure*

Cette décision fait suite à une très longue réflexion en marge d’une année particulièrement occupée au niveau professionnel sur bien des aspects:

  • des changements au conseil d’administration;
  • un renouvellement du permis de l’établissement auprès du ministère de l’Éducation;
  • la négociation du renouvellement de la convention collective;
  • une abondance (pour être politiquement correct) de dossiers administratifs lourds et surtout chronophages.

Il faut dire que quand on m’a proposé le poste à la direction il y a 7 ans, les mandats étaient clairs :

  • améliorer la qualité des services aux élèves du point de vue pédagogique et disciplinaire;
  • rebâtir la réputation de l’école quant à l’image, la qualité du français et l’enseignement en général;
  • améliorer l’atmosphère de travail, soit les relations entre le personnel et la direction et particulièrement avec le syndicat;
  • restructurer les postes et l’équipe des enseignants.

J’avais accepté le mandat à l’époque, d’abord parce qu’il s’agissait d’un défi intéressant, que j’étais convaincu d’avoir les compétences, ou à tout le moins, d’être en mesure de les développer pour y arriver, et d’autre part parce que j’avais l’autonomie et le support du conseil d’administration et du personnel pour mettre en place ma vision, tant pédagogique qu’en gestion.

En date d’aujourd’hui, à l’aide de la précieuse collaboration du personnel et particulière des enseignants, j’ai le sentiment d’avoir mené ces différents mandats au mieux de mes capacités et de mes compétences. Les prochains défis de l’institution me semblent bien différents, là où mon sentiment de compétence professionnel est, disons-le, moins élevé.

De plus, le moment me semble propice à un changement de direction puisque de nombreux dossiers majeurs sont réglés pour les prochaines années, permettant à une nouvelle équipe de direction de se concentrer sur d’autres aspects de l’école:

  • le renouvellement de permis est complété;
  • la convention collective est renouvelée pour 6 ans;
  • le personnel de l’école en place est passionné et compétent;
  • l’école est en croissance continue depuis maintenant 4 ans.

Parce que j’ai à coeur le succès de l’institution, je souhaite évidemment collaborer avec la nouvelle équipe pour la transition qui s’annonce et je siègerai au conseil d’administration afin de donner mon avis sur les aspects pédagogiques et ainsi continuer à apporter ma contribution à l’école.

Je reste très reconnaissant d’avoir œuvré autant d’années pour la communauté arménienne montréalaise, communauté que j’aime profondément, et qui m’a donné la chance et la latitude de pouvoir me développer professionnellement en expérimentant et en mettant en oeuvre bon nombre de projets à caractère pédagogique et technologique. Notre école est devenue une référence dans bien des domaines grâce à la confiance des différents conseils d’administration qui ont cru en l’innovation et accepté de faire preuve d’audace et de sortir des sentiers battus en appuyant financièrement d’audacieux projets au profit de l’apprentissage. Les nombreux donateurs ont d’ailleurs largement contribué à la réalisation de plusieurs de ces projets. Pour l’ensemble de ces années, je ne peux que remercier la communauté de sa confiance.

Mes derniers mots iront aux élèves, qui ont été ma motivation quotidienne et qui m’ont apporté beaucoup tout au long de ces années. Leur spontanéité, leur curiosité, leur sensibilité, leur créativité et les nombreuses manifestations d’amour de toutes sortes m’ont nourri et ont fait en sorte que je n’avais pas l’impression de venir travailler.

C’est en plaçant les élèves au centre de nos décisions que nous arrivons le mieux à les faire réussir, peu importe les défis.

Pour la suite, outre l’enseignement aux futurs enseignants à l’Université de Montréal et aux directions d’établissement à l’Université de Sherbrooke, je souhaite compléter mon doctorat en administration de l’éducation. La Vie saura mettre sur mon chemin, comme toujours, le prochain défi à relever.

À suivre !

Sébastien Stasse

*Citation de Karim Berrouka, écrivain.

Que vaut vraiment un 58%

À la lecture des nombreuses réactions et des commentaires autour de l’ajustement des notes des élèves quand elles avoisinent la note de passage, et de la fermeture du dossier par le ministre de l’Éducation, j’aurais souhaité que la réflexion porte aussi sur l’enjeu de l’évaluation des apprentissages dans son ensemble, le principal talon d’Achille, à mon avis, de tous les systèmes éducatifs.

L’évaluation, beaucoup plus qu’une note

Au départ, évaluer c’est porter un jugement et pas seulement dans le domaine de l’enseignement.  Ce jugement se doit d’être le plus objectif possible, exempt de subjectivité, et il ne doit pas être arbitraire (Durand et Chouinard, 2012). Malgré tout le bon vouloir, il n’en reste pas moins que l’évaluation, particulièrement en éducation, n’est pas une science exacte et qu’elle repose en bonne partie sur le jugement professionnel du correcteur.

Certaines matières sont plus faciles à évaluer que d’autres, certains contenus aussi. Évaluer des connaissances est relativement simple et évaluer des habiletés aussi. Tous connaissent les fameux tests à choix multiples, qu’on appelait aussi « objectifs », ce qui est très ironique, puisque la seule chose objective dans ce type de test c’est la façon de le corriger.  On peut aussi parler des questions d’association où il n’y a aussi qu’une seule bonne réponse et qui permet en quelque sorte d’avoir l’impression d’assurer une certaine subjectivité. Il n’en demeure pas moins qu’il peut y avoir de la subjectivité dans la formulation même de ces types de questions.  Ce genre d’évaluation a été largement utilisé dans les programmes par objectifs qui ont marqué l’ensemble des systèmes éducatifs, menant à un cumul de notes qui donnait une certaine apparence de « légitimité » scientifique à une note finale pour rendre compte des apprentissages des élèves. Bon nombre de gens attribuent donc encore aujourd’hui une valeur importante à cette façon de faire qu’ils croient être fiable pour évaluer un élève. Ce type d’examen permet certes de conclure que l’élève connait des choses (ou a tout le moins qu’il donne la bonne réponse), mais pas nécessairement qu’il est en mesure de les appliquer dans un contexte donné.

On s’entend qu’il est beaucoup plus facile d’évaluer des connaissances que des compétences, d’où le risque d’évaluer ce qui est facilement mesurable au détriment de ce qui est important.

Comme le programme de formation de l’école québécoise, ainsi que beaucoup d’autres dans le monde, repose sur le développement de compétences,  il faut jeter un regard sur les outils qui permettent de porter un jugement dans ce contexte précis.

 

Et on évalue ça comment une compétence ?

La démarche d’évaluation d’une compétence nécessite que l’élève soit mis en situation complexe où il devra mobiliser un ensemble de ressources, de connaissances et d’habiletés pour réaliser une tâche. Là où ça devient compliqué, c’est de déterminer les critères d’évaluation et les éléments observables sur lesquels on se basera pour porter un jugement sur cette tâche. Là où c’est encore plus complexe, c’est d’arriver à ce que cette correction soit univoque, c’est-à-dire que deux enseignants différents arrivent à mettre une note semblable en regard aux critères d’évaluation identifiés. Une différence de quelques points, c’est peut-être la différence entre un 58 % et une 60 %.

Cumuler des notes pour évaluer une compétence ?

Dans le concept même de compétence, il n’est absolument pas cohérent d’additionner  une série de notes, obtenues en cours de développement, dans le but de faire foi de l’acquisition ou non de cette compétence au terme du processus. On peut certainement évaluer la progression de l’acquisition de la compétence, mais certainement pas intégrer cette « trace » à un résultat final.

Une compétence ça se développe, il est donc normal qu’on soit moins compétent au début qu’à la fin du processus … donc en quoi la note en cours de développement est-elle importante pour statuer de l’acquisition de la compétence à la fin ?  Les notes en cours de développement ne devraient pas être comptabilisées, comme il était initialement prévu dans le programme, mais simplement faire foi de la progression de l’élève de façon formative.  La compétence devrait plutôt faire l’objet d’une évaluation globale, et non seulement d’un examen, à la fin de la période prévue pour en valider ou non son acquisition.

Pour illustrer le tout, est-il important qu’un apprenti mécanicien ne sache pas changer un pneu au début de sa formation ? Certainement pas. Par contre, en fin de formation, si ce même étudiant démontre qu’il a acquis la compétence de changer n’importe quel type de pneu sur n’importe quelle type de voiture, en quoi le fait qu’il n’y arrivait pas au début doit-il avoir un impact sur une note finale ? On pourrait faire la même comparaison avec des notions d’organisation d’un texte, de résolution de problèmes ou de démarche historique … ce qui prime dans la note finale c’est l’acquisition de sa compétence et non pas l’évolution de son cheminement.

Le système actuel fait en sorte que les notes finales aux examens ministériels comptent entre 20 % et 50 % de la note finale de l’élève. Le reste provient des 3 étapes de son année scolaire, dont les deux premières étapes qui ont un poids variant entre 20 % et 40 % (selon le niveau) dans la note finale, une aberration dans un système de développement de compétence.

Et les examens ministériels

Dans un billet récent, j’ai abordé la question des épreuves ministérielles. Ces examens reposent en bonne partie  sur des situations de compétences corrigées majoritairement par les enseignants qui doivent suivre des directives précises, mais où il reste une grande place au jugement professionnel. Les guides de corrections font parfois plus de 40 pages (tableau 1), souvent l’enseignant doit s’en tenir à des barèmes de notes prescrits (8 points, 16 points ou 24 points) (tableau 2) sans marge de manoeuvre ou, encore une fois, quelques points de différence risquent de faire pencher la balance entre la réussite et l’échec.

Tableau 1 : Exemple de table des matières d’un guide d’administration et de correction d’une épreuve

 

Tableau 2 : Exemple de pondération provenant du ministère

Dans tout ce contexte, et sans mettre en doute le jugement professionnel des correcteurs, on peut peut-être comprendre la tendance du ministère à donner le bénéfice du doute à l’élève pour deux points en deçà de la note de passage, surtout s’il n’est pas possible de valider directement la correction avec le correcteur.  Par contre, une bonne pratique éthique nécessiterait, si la validation auprès de l’enseignant n’est pas possible, sans aucun doute la recorrection de la copie de l’élève par un tiers afin d‘en valider la correction. D’ailleurs de nombreux enseignants partagent ensemble la correction des copies d’élèves de façon collective afin de valider leur correction entre eux. Ultimement, dans un contexte de majoration de notes, pour éviter qu’il y ait un doute sur la note attribuée à un élève, il y aurait sans doute intérêt pour l’enseignant d’appliquer son jugement professionnel au moment d’inscrire la note et octroyer un 55 % plutôt qu’un 58 % à un élève qui n’a pas atteint les acquis. Dans le cas d’une note finale et dans un contexte de compétence qui ne se résume pas à un cumul de note, il y a certainement lieu de se questionner, si au terme de 180 jours de classe, l’élève est à deux point de réussir ou non son année scolaire.

Et s’il n’y avait pas de note ?

Mais au-delà de toutes ces considérations, si les notes finales au bulletin se résumaient plutôt à une indication du type : l’élève dépasse les attentes, l’élève atteint les attentes, l’élève atteint les attentes minimales et l’élève n’atteint pas les attentes ? Cette façon de procéder s’appuierait ainsi sur le jugement professionnel de l’enseignant, rendrait bien compte de l’acquisition des compétences et on n’en serait peut-être pas à discuter d’un ajustement de 2 points sur une année scolaire. Mais on entre ici dans un autre débat, celui de l’utilité des notes dans un contexte de sanction des études et d’un bulletin politisé dont je ne suis pas certain qu’il serve l’intérêt de l’élève … et des enseignants.

Sébastien Stasse